Lot menuiseries extérieures et serrurerie d'une opération de restructuration lourde, menée en deux phases sur un commissariat installé au rez-de-chaussée d'un immeuble d'habitation de 1978. Trois objectifs tenus ensemble : les conditions de travail, la sûreté des locaux et le niveau thermique de l'enveloppe.
Commissariat de Saint-Cloud après restructuration.
Façade sur rue, ensemble menuisé pare-balles.
Sas d'entrée, porte coulissante motorisée pare-balles.
Passerelle de secours en acier sur IPN, plancher caillebotis.
Espace de garde à vue, ensemble acier et vitrage de sécurité.
Vue d'ensemble du bâtiment, commissariat en rez-de-chaussée et logements au-dessus.
Reportage photographique 11h45. Les vues du commissariat sont reproduites avec l'accord du maître d'ouvrage ; le crédit du photographe est conservé.
Repères de l'opération
Repère
Ce qui est engagé
Maître d'ouvrage
État — administration de sécurité intérieure
Commune
Saint-Cloud (92)
Nature de l'opération
Restructuration complète, intérieur et façades, en site occupé
Lot M4S
Menuiseries extérieures et serrurerie-métallerie
Bâtiment
Rez-de-chaussée d'une résidence de logements de 1978, plan organisé autour du noyau central
Phasage
Deux phases successives, bâtiment maintenu en service
Période
Chantier en cours au premier trimestre 2025. Dates de début et de réception : non communiqué
Systèmes posés
Menuiseries acier pare-balles, murs-rideaux à vitrage thermolaqué, stores occultants extérieurs, stores tamisants intérieurs, volets roulants monobloc, passerelle acier, gardes à vue, mains courantes et garde-corps
Quantités posées
Ouvrage
Quantité
Précision
Menuiseries acier
200
Ensembles de façade et ouvrages intérieurs, vitrage de protection
Stores
200
Occultants en extérieur, tamisants en intérieur
Volets roulants
20
Coffres monobloc
Locaux de garde à vue
40 m²
Cellules collectives et individuelles, surface cumulée
Le déroulé des travaux
Le bâtiment n'a jamais fermé. L'opération a donc été découpée en deux phases, chacune libérant une moitié de l'emprise pendant que l'activité se poursuivait dans l'autre. Notre lot intervient sur les deux : l'enveloppe d'abord, les ouvrages intérieurs ensuite, avec des reprises de façade en fin de phase.
La façade sur rue reçoit des ensembles menuisés en acier à vitrage de protection balistique. L'acier a été retenu pour deux raisons : il porte les épaisseurs de vitrage sans surdimensionner les profilés, et il permet des sections fines cohérentes avec le dessin d'origine du bâtiment. Le vitrage est sérigraphié, ce qui assure l'occultation visuelle des locaux depuis la voie publique sans recourir à un film rapporté. Le sas d'entrée est traité dans la même famille d'ouvrages, avec un vantail coulissant motorisé.
Sur les parties courantes, des murs-rideaux à remplissage thermolaqué reprennent les allèges et les trumeaux. C'est la partie de l'opération qui porte le gain thermique : rupture de pont thermique sur les profilés, vitrages isolants, calfeutrement en périphérie repris sur le gros œuvre existant, dont la géométrie de 1978 est rarement d'équerre.
L'occultation combine deux dispositifs distincts, ce qui est rare et justifié ici par la double contrainte de confort et de discrétion : des stores occultants en extérieur, qui traitent l'apport solaire avant qu'il ne franchisse le vitrage, et des stores tamisants en intérieur, qui règlent le confort visuel poste par poste. Vingt volets roulants monobloc complètent l'ensemble là où l'occultation doit être totale.
Le lot serrurerie-métallerie couvre les ouvrages lourds. Une passerelle de secours en acier, posée sur IPN et platelée en caillebotis, rétablit une seconde issue depuis les niveaux traités. Les gardes à vue, quarante mètres carrés au total en cellules collectives et individuelles, sont réalisées en ossature acier et remplissage polycarbonate. Les circulations reçoivent des mains courantes débillardées — cintrées en plan et en élévation pour épouser les volées tournantes — et des garde-corps conformes aux hauteurs et aux efforts réglementaires.
Points techniques
Vitrage de protection balistique
Ensembles vitrés classés selon la norme EN 1063, classe BR4 NS — arme de poing, sans éclat au revers. Le complexe verre-polycarbonate impose une menuiserie acier calculée pour le poids et pour la reprise d'impact en feuillure.
Murs-rideaux thermolaqués
Trame verticale à remplissage opaque thermolaqué et vitrages isolants. Le thermolaquage est appliqué en atelier sur profilés préparés ; la teinte est tenue sur l'ensemble des façades, y compris sur les habillages de recouvrement.
Passerelle acier
Structure porteuse sur profilés IPN, platelage en caillebotis galvanisé, garde-corps intégré. Assemblage boulonné pour permettre le levage par éléments et limiter les travaux par point chaud sur un site en activité.
Locaux de garde à vue
Ossature acier soudée en atelier, remplissage en polycarbonate de forte épaisseur. Aucune pièce démontable côté occupant, quincaillerie encastrée, arêtes adoucies. Surface cumulée de 40 m².
Mains courantes débillardées
Cintrage en plan et en élévation sur gabarit, raccords soudés puis dressés. Les hauteurs et les efforts de service suivent les prescriptions de garde-corps applicables aux établissements recevant du public.
Occultation en deux étages
Stores occultants extérieurs pour couper l'apport solaire avant le vitrage, stores tamisants intérieurs pour le confort visuel des postes, volets roulants monobloc là où l'occultation doit être totale.
Site sensible en activité, dans un immeuble d'habitation. Le service n'a pas été interrompu et la copropriété située au-dessus est restée occupée pendant toute la durée du chantier. Trois conséquences sur la conduite des travaux : phasage en deux temps avec repli complet à chaque fin de séquence, aucune ouverture de façade laissée non refermée en fin de journée, et travaux par point chaud limités au strict nécessaire au profit d'assemblages boulonnés. Le personnel affecté au chantier relève d'une procédure d'habilitation propre au site. Aucun détail du dispositif de sûreté installé n'est publié ici.